Longtemps, le jeu vidéo a été commercialisé comme nombre d’autres produits culturels, c’est-à-dire via la vente de boîtes de jeu. Une copie permettait de l’installer et de jouer à l’intégralité du jeu sans restriction. Progressivement les modèles économiques de l’industrie vidéo ludique se sont diversifiés : certains jeux sont toujours vendus comme des « produits », mais de plus en plus souvent, le jeu vidéo est aussi commercialisé comme un « service » qui s’inscrit dans une exploitation pérenne. Concrètement, la version de base d’un jeu est régulièrement mise à jour et enrichie de contenus additionnels gratuits ou payants – comme par exemples des niveaux supplémentaires dans un jeu d’aventure, des voitures inédites dans un jeu de courses ou encore des tenues et apparences spéciales pour personnaliser son héros. Autant d’éléments supplémentaires qui permettent de fidéliser les joueurs durablement. En effet, la durée de vie du jeu augmente significativement, au gré du déploiement des mises à jour qui renouvellent le contenu et qui contribuent aussi à monétiser un même jeu sur de longues périodes. Ces ajouts sont généralement vendus très peu chers (de l’ordre de quelques euros chacun – on parle de « microtransactions »), mais certains joueurs multiplient ces achats, parfois en très grand nombre, notamment incités par certaines pratiques commerciales particulièrement efficaces.

 

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